À l’automne, les arbres se divisent en deux catégories :
- Ceux qui se déshabillent complètement et laissent leurs branches nues.
- Ceux qui gardent leur feuillage coûte que coûte, bravant le froid et le vent.
Mais pourquoi certains arbres perdent-ils leurs feuilles ? Est-ce qu’ils ont peur du froid ?
Non, la vraie raison n’est pas la température, mais l’eau.
Une question de gestion des ressources
En hiver, le sol est souvent gelé ou trop froid pour permettre aux racines d’absorber l’eau correctement. Or, les feuilles, ça transpire ! Elles évaporent de l’eau en permanence. Garder un feuillage en hiver reviendrait donc à risquer la déshydratation.
Les arbres dits « caducs » préfèrent donc se débarrasser de leurs feuilles avant l’arrivée du froid pour économiser leur précieuse ressource : l’eau. À l’inverse, les conifères, avec leurs aiguilles recouvertes d’une fine couche protectrice, peuvent limiter l’évaporation et passer l’hiver sans souci.
Une stratégie bien rodée
Quand l’automne arrive, les arbres produisent une fine couche de liège à la base de chaque feuille, ce qui bloque l’arrivée de la sève. Résultat : les feuilles jaunissent, rougissent, puis tombent.
Les pigments jouent alors leur dernier acte :
- Le vert de la chlorophylle disparaît en premier.
- Le jaune et l’orange, cachés en été, prennent le relais (merci aux caroténoïdes).
- Le rouge apparaît dans certaines espèces (comme l’érable), produit par des anthocyanes qui servent à protéger la feuille lors de sa dégradation.
Tous les arbres perdent-ils leurs feuilles ?
Non ! Certains arbres comme le chêne ou le hêtre gardent leurs feuilles mortes accrochées jusqu’au printemps, un phénomène appelé marcescence. Pourquoi ? Probablement pour protéger les jeunes bourgeons ou limiter l’appétit des herbivores en hiver.
Les conifères, eux, font bande à part avec leurs aiguilles coriaces qui tombent au compte-gouttes toute l’année. À l’exception du mélèze, un conifère… caduc !
En résumé
Les feuilles tombent pour éviter la déshydratation hivernale. C’est une question de survie et non de frilosité !
Alors, la prochaine fois que vous admirez un tapis de feuilles dorées, souvenez-vous : c’est un adieu temporaire. Au printemps, tout recommence !